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Dépenser en pandémie et le 0 déchet

Dépenser en pandémie et le 0 déchet

Aujourd’hui je vous écris un article un peu paradoxal ; dépenser et être 0 déchet. 

C’est un sujet étrange, car être 0 déchet rime avec la réduction de la consommation. Pourtant, je pense que c’est nécessaire en pandémie, en récession ou en situation de crise de contribuer à l’économie locale. 
Mais bien sûr, pas n’importe comment. 

Durant les dernières semaines, je n’avais jamais aussi souvent mangé du resto et magasiné. J’ai rénové, j’ai construit, j’ai réparé dans le but de faire rouler l’économie d’ici. Toutes des dépenses que j’aurais fait éventuellement, mais j’ai fait un effort pour les faire tout de suite. Bien sûr, en tant que travailleur essentiel, j’avais la chance de maintenir mon emploi.  Renard bleu aussi a fait son effort ; il a signé des contrats, commandé des produits locaux, invités ses fournisseurs et fabricants locaux à leur proposer des produits, etc. 

Selon moi, le 5$ que j’ai dépensé de plus ici et là permettra peut-être à des entreprises de passer à travers la crise et peut-être de préserver la diversité économique. En fait c’est un peu à ça que je pense. La diversité économique, c’est d’avoir le CHOIX, un choix autre qu’une grande bannière américaine. C’est déjà un motif majeur pour moi, mais comme mon travail c’est la réduction des déchets, voici en quoi le magasinage peut avoir un impact écologique. 

Ne pas acheter n’importe quoi 

En temps de crise comme en temps normal, dans une optique de durabilité et de 0 déchet, on n’achète pas n’importe quoi. On achète des biens essentiels et utiles et on met de côté la surconsommation et l’achat impulsif. Voici mes critères de sélection habituels 

  • Ingrédients / matériaux 
  • Emballage 
  • Provenance 
  • Processus usiné / simple 
  • Valeurs (local, bio, petite production) 
  • Réduction de déchet sur le long terme 

Tous ces critères sont encore vrais, mais j’ai changé l’ordre des priorités. 
J’ai priorisé la provenance et les valeurs au-delà des autres critères ce qui, naturellement orientait mon choix vers des produits locaux et québécois.  


Pour vous donner un exemple, vous savez que, habituellement, je n’achète pas de vêtements neufs. En période de pandémie, cela veut dire que si j’ai besoin d’un vêtement, j’irai vers un vêtement neuf fabriqué au Québec plutôt qu’un vêtement de seconde main (comme les friperies sont fermées c’est simplement un exemple). La fabrication d’un vêtement neuf engendre plus de déchets qu’un chandail de seconde main, je ne me fais pas d’illusion. Par contre, je pense que si toutes ces petites entreprises de textile ferment en conséquence de la crise, au final, leur départ va obliger les clients à se tourner vers les grandes chaines qui font fabriquer au Bengladesh ou en Chine. Et là on parle déchet ! Des vêtements usinés au bout du monde versus un vêtement fabriqué artisanalement et imprimé au Québec. 
 

Un autre exemple, puisqu’il y a peu (ou pas) de vêtements fabriqués sur la Côte-Nord: le vélo de Pierre-Luc. Son vélo aurait besoin d’être remplacé. Normalement, on aurait surveillé pour du seconde main. À la place, il a choisi d’acheter localement des pièces pour le reconstruire et le réparer. La valeur des pièces et des outils ressemble au prix d’un vélo neuf basique, donc il n’y avait pas pour lui d’économie monétaire. Bien sûr, au niveau des déchets, il épargne quelques pièces de sont vélo qui pouvait être réutilisées, mais son objectif était vraiment de dépenser localement pour un besoin car cette dépense l’assure que dans 3 ans, la boutique existera encore pour lui vendre des pièces.
J’en profite pour ajouter comme bonus le service personnalisé reçu.

Quand je pense au portrait global écologie et économie locale, j’en tire la conclusion que sur le long terme un achat peut contribuer à la réduction des déchets dans le futur. 

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